L'encyclopédie ​du savoir relatif et absolu 2 csillagozás

Bernard Werber: L'encyclopédie du savoir relatif et absolu

Le ​Livre que vous tenez entre vos mains est une expérience. Il contient des informations que vous ne trouverez pas ailleurs. Des informations dans des domaines aussi étranges ou complémentaires que : les grandes énigmes du passé, les casse-tête mathématiques, les recettes de cuisine étranges, les paradoxes de la physique quantique, des anecdotes inconnues de l'histoire de l'humanité, ou des blagues philosophiques. Ici l'hypnose, l'alchimie, le shamanisme ou la kabbale côtoient la sociologie, la biologie ou l'archéologie. Ici on découvre comment rêvent les dauphins et comment est né l'Univers. Comment les Chinois ont rencontré les Occidentaux et comment se prépare l'hydromel, boisson des fourmis et des dieux. Le seul point commun de tous ces petits textes est de faire „ pétiller l'esprit ” et d'éveiller la curiosité sur des territoires inconnus. Poursuivant la tradition des grands encyclopédistes du passé, Bernard Werber (romancier et journaliste scientifique) nous livre ici un… (tovább)

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Albin Michel, Paris, 2000
270 oldal · ISBN: 2253155306

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Kiemelt értékelések

Aurore>!
Bernard Werber: L'encyclopédie du savoir relatif et absolu

Ami Werber, az nálam 5*, kész, kár is lenne tiltakozni. Ez a csávó egy zseni. A könyvei egyszerre izgalmasak (na jó, erre konkrétan ez a jelző nem alkalmazható, mert itt mellőzve van a fikció), informatívak, eredetiek, szellemesek. Amikor befejezek egyet, mindig azt érzem: még, még, még!

Azt mondtam, ez a könyve mellőzi a fikciót. Na, ez nem teljes egészében igaz. Ez az „enciklopédia” ugyanis egyszerre tartalmaz valós és fiktív elemeket, információkat. És ha az ember nem rendelkezik az adott tárgyban megbízható háttértudással, képtelenség rájönni, mely szócikk melyik kategóriába sorolható. Úgyhogy az író egyszerre informál, okít és tart bizonytalanságban. Mintha azt mondaná: „még ha a lehető leghihetőbbnek is tűnik egy szöveg/szerző/infó, mindig élj a gyanúperrel, Kedves Olvasó! hátha csak az orrincádnál fogva vezetnek…”

Ez az a „mű”, amire A hangyákban végig hivatkozik, kár, hogy 1. nincs magyar fordítása, ahogy @Juci is írta (akinek ezúton is szépen köszönöm a kölcsönzést) 2. a trilógiának nem jelent/jelenik meg folytatása, és egyáltalán: 3. nincs több Werber magyarul!!! Pedig korunk talán legjobb sci-fi írója, holott mintha azt mondták volna a sci-fi halott. Nem az, amíg Werber barátunk él!

PS. Külön tetszett, amikor a végén elkezd utalgatni a korábbi szócikkekre, meg időnként „rímelnek” egymásra, ld. hangyakirálynő és kínai zsarnok császár halála.

10 hozzászólás
Juci P>!
Bernard Werber: L'encyclopédie du savoir relatif et absolu

Háhá, ez is remek. Vécére is jó, mert rövidke (max. egy-két oldalas, de sokszor csak pársoros) részekből áll. Föl is teszem arra a polcra. Van itt mindenféle érdekes, bizarr, közismert vagy obskúrus információ, különösebb összefüggés nélkül, de nagyon szórakoztatóan tálalva. Fordítót ennek is! De előbb A hangyák második-harmadik részét csinálják meg (khm, khm, Konkrét Könyvek?).


Népszerű idézetek

Aurore>!

L’observateur modifie ce qu’il observe. Certains événements ne se produisent que parce qu’ils sont observés. Sans personne pour les voir ils n’existeraient pas. C’est le sens même de l’expérience dite du « chat de Schrödinger ».
Un chat est enfermé dans une boîte hermétique et opaque. Un appareil délivre au hasard une décharge électrique capable de le tuer. Mettons une seconde l’appareil en marche, puis arrêtons-le. Est-ce que l’appareil a lâché sa décharge mortelle ? Est-ce que le chat est encore vivant ? Pour un physicien classique le seul moyen de le savoir est d’ouvrir la boîte et de regarder. Pour un physicien quantique il est acceptable de dire que le chat est à 50% mort et à 50% vivant. Tant qu’on n’aura pas ouvert la boîte, on considérera qu’il y a à l’intérieur une moitié de chat vivant.
Au-delà de ce débat sur la physique quantique, il existe une personne qui sait si le chat est mort ou si le chat est vivant même sans ouvrir la boîte: c’est le chat lui-même.

Le chat de Schrödinger (Albin Michel 2000, p. 37.)

Aurore>!

Entre
Ce que je pense
Ce que je veux dire
Ce que je crois dire
Ce que je dis
Ce que vous avez envie d’entendre
Ce que vous croyez entendre
Ce que vous entendez
Ce que vous avez envie de comprendre
Ce que vous croyez comprendre
Ce que vous comprenez
Il y a dix possibilités qu’on ait des difficultés à communiquer.
Mais essayons quand même…

Tentative (Albin Michel 2000, p. 34)

2 hozzászólás
Aurore>!

En 1970, Saul Alynski, agitateur hippie et figure majeure du mouvement étudiant américain, publia un manuel énonçant dix règles pratiques pour mener à bien une révolution.

1 – Le pouvoir n'est pas ce que vous possédez mais ce que votre adversaire s'imagine que vous possédez.
2 – Sortez du champ d'expérience de votre adversaire. Inventez de nouveaux terrains de lutte dont il ignore encore le mode de conduite.
3 – Combattez l'ennemi avec se propres armes. Utilisez pour l'attaquer les éléments de son propre code de référence.
4 – Lors d'une confrontation verbale, l'humour constitue l'arme la plus efficace. Si l'on parvient à ridiculiser l'adversaire ou, mieux, à contraindre l'adversaire à se ridiculiser lui-même, il lui devient très difficile de remonter au créneau.
5 – Une tactique ne doit jamais devenir une routine, surtout lorsqu'elle fonctionne. Répétez-la à plusieurs reprises pour en mesurer la force et les limites, puis changez-en. Quitte à adopter une tactique exactement inverse.
6 – Maintenez l'adversaire sur la défensive. Il ne doit jamais se dire: „Bon, je dispose d'un répit, profitons-en pour nous réorganiser”. On doit utiliser tous les éléments extérieurs possibles pour maintenir la pression.
7 – Ne jamais bluffer si on n'a pas les moyens de passer aux actes. Sinon, on perd toute crédibilité.
8 – Les handicaps apparents peuvent se transformer en les meilleurs des atouts. Il faut revendiquer chacune de ses spécificités comme une force et non comme une faiblesse.
9 – Focaliser la cible et ne pas en changer pendant la bataille. Il faut que cette cible soit la plus petite, la plus précise et la plus représentative possible.
10 – Si on obtient la victoire, il faut être capable de l'assumer et d'occuper le terrain. Si l'on n'a rien à proposer de nouveau, il ne sert à rien de renverser le pouvoir en place.

Stratégie d'Alynski (Albin Michel 2000, pp. 151-2)

Aurore>!

Qu’ils soient sioux, cheyennes, apaches, crows, navajos, comanches, etc., les Indiens d’Amérique du Nord partageaient les mêmes principes.
Tout d’abord ils se considéraient comme faisant partie intégrante de la nature et non maîtres de la nature. Leur tribu ayant épuisé le gibier d’une zone migrait afin que le gibier puisse se reconstituer. Dans le système de valeurs indien, l’individualisme était source de honte plutôt que de gloire.
Il était obscène de faire quelque chose pour soi. On ne possédait rien, on n’avait de droit sur rien. Encore de nos jours, un Indien qui s’achète une voiture sait qu’il devra la prêter au premier Indien qui la lui réclamera. Leurs enfants étaient éduqués sans contraintes. En fait ils s’auto-éduquaient. Ils avaient découvert les greffes de plantes qu’ils utilisaient par exemple pour créer des hybrides de maïs. Ils connaissaient le principe d’imperméabilisation des toiles grâce à la sève d’hévéa. Ils savaient fabriquer des vêtements de coton dont la finesse de tissage était inégalée en Europe. Ils connaissaient aussi les effets bénéfiques de l’aspirine (acide salicylique), de la quinine…
Dans la société indienne d’Amérique du Nord, il n’y avait pas de pouvoir héréditaire ni de pouvoir permanent. A chaque décision, chacun exposait son point de vue lors du pow-wow (conseil de la tribu). C’était avant tout, et bien avant les révolutions républicaines européennes, un régime d’assemblée. Si la majorité n’avait plus confiance en son chef, celui-ci se retirait de lui-même.
C’était une société égalitaire. Il y avait certes un chef mais on n’était chef que si les gens vous suivaient spontanément. Être leader, c’était une question de confiance. A une décision prise en pow-wow, chacun n’était obligé d’obéir que s’il avait voté pour cette décision. Un peu comme si, chez nous, il n’y avait que ceux qui trouvaient une loi juste qui l’appliquaient… Même à l’époque de leur splendeur, les Amérindiens n’ont jamais eu d’armée de métier. Tout le monde participait à la bataille quand il le fallait, mais le guerrier était avant tout reconnu socialement comme chasseur, cultivateur et père de famille. Dans le système indien, toute vie quelle que soit sa forme mérite le respect. Ils ménageaient donc la vie de leurs ennemis pour que ceux-ci fassent de même. Toujours cette idée de réciprocité: ne pas faire aux autres ce qu’on n’a pas envie qu’ils nous fassent.
La guerre était considérée comme un jeu où l’on devait montrer son courage. On ne souhaitait pas la destruction physique de son adversaire. Un des buts du combat guerrier était notamment de toucher l’ennemi par l’extrémité de son bâton à bout rond.
C’était un honneur plus fort que de le tuer. On comptait « une touche ». Le combat s’arrêtait dès les premières effusions de sang. Il y avait rarement des morts. Le principal objectif des guerres inter-ethnies consistait à voler les chevaux de l’ennemi. Culturellement, il leur fut difficile de comprendre la guerre de masse pratiquée par les Européens. Ils furent très surpris quand ils virent que les Blancs tuaient tout le monde, y compris les vieux, les femmes et les enfants. Pour eux, ce n’était pas seulement affreux, c’était surtout aberrant, illogique, incompréhensible. Pourtant, les Indiens d’Amérique du Nord résistèrent relativement longtemps.
Les sociétés sud-américaines furent plus faciles à attaquer. Il suffisait de décapiter la tête royale pour que toute la société s’effondre. C’est la grande faiblesse des systèmes à hiérarchie et à administration centralisée. On les tient par leur monarque. En Amérique du Nord, la société avait une structure plus éclatée. Les cow-boys eurent affaire à des centaines de tribus migrantes. Il n’y avait pas un grand roi immobile mais des centaines de chefs mobiles. Si les Blancs arrivaient à mater ou à détruire une tribu de cent cinquante personnes, ils devaient à nouveau s’attaquer à une deuxième tribu de cent cinquante personnes.
Ce fut malgré tout un gigantesque massacre. En 1492 les Amérindiens étaient dix millions. En 1890 ils étaient cent cinquante mille, se mourant pour la plupart des maladies apportées par les Occidentaux. Lors de la bataille de Little Big Horn, le 25 juin 1876, on assista au plus grand rassemblement indien: dix à douze mille individus dont trois à quatre mille guerriers. L’armée amérindienne écrasa à plate couture les troupes du général Custer. Mais il était difficile de nourrir tant de personnes sur un si petit territoire. Après la victoire, les Indiens se sont donc séparés. Ils considéraient qu’après avoir subi une telle humiliation les Blancs n’oseraient plus jamais leur manquer de respect.
Ainsi les tribus ont été réduites une à une. Jusqu’en 1900, le gouvernement américain a tenté de les détruire. Après 1900, il a cru que les Amérindiens s’intégreraient au « melting-pot » comme les Noirs, les Latinos, les Irlandais ou les Italiens. Mais Washington se trompait du tout au tout. Les Amérindiens ne voyaient absolument pas ce qu’ils pouvaient apprendre du système social et politique occidental qu’ils considéraient comme nettement moins évolué que le leur.

Indiens d’Amérique (Albin Michel 2000, pp. 89-92)


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